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"Soirée sympathique avec feu d'artifice sur la"

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Marie Antoinette en sa demeure privée, au pays des Mangas

De toute évidence, le Roi Soleil avait décidé de briller … par son absence ce dimanche 26 décembre. Quelques courageux seulement avaient répondu à l’invitation du pique-nique à Versailles lancé par MSA France.

Fort heureusement, la visite des appartements royaux allait se charger de réchauffer cette noble audience. Il régnait en effet dans la Galerie des Glaces remise à neuf (merci Vinci) une atmosphère de couloir de correspondance aux heures de pointe.
Attirés par l’exposition Murakami qui venait tout juste d’ouvrir, des flots humains se déversaient en une masse compacte sinuant dans les salons d’apparat.

Téléphones mobiles au poing, les visiteurs se piétinaient pour capturer en millions de pixels, le spectacle insolite de ces sculptures « Playmobile » créées par l’artiste mangaka, en dépit des panneaux interdisant expressément la photo et du regard désapprobateur des gardiens qui avaient abandonné toute volonté de faire respecter l’ordre.
Quoique l’on puisse penser de l’œuvre du maître japonais, il convenait de noter, ce jour là, que sur le plan de l’audience, la réussite était totale. Et l’humour des œuvres soigneusement choisies pour faire écho au lieu où elles sont exposées ne faisait que rajouter au plaisir de la visite.

Après le bain de foule, la quarantaine de participants divisée en deux groupes investissait les appartements privés de la Reine où résidèrent Anne d’Autriche, Marie de Leczinska puis Marie Antoinette.

Sous la houlette d’un conférencier au port vestimentaire et au langage si précieux qu’on se demandait s’il n’habitait pas lui même le château, la visite permet de découvrir un ensemble de pièces soigneusement restaurées où la Reine se retirait avec ses proches loin du brouhaha de la Cour. Le contraste est saisissant : des pièces à taille humaine au décor raffiné sans être exagérément exubérant, quelques objets rachetés ici et là pour restituer l’ambiance de la vie privée des ces appartements historiques.

Parfois, une porte entrouverte laisse deviner un corridor caché pour rejoindre l’appartement du Roi ou un escalier menant à la Chambre d’apparat de la Reine, nous donnant comme une légère ivresse d’avoir fui la plèbe pour compter au rang des privilégiés admis au cercle restreint des appartements intimes.

La dernière porte nous amène sur le parvis du vieux Château initial de louis XIII. Les dorures à neuf des arêtes de toit scintillent sous un ciel d’orage que n’aurait pas renié un peintre paysagiste du XVIIIème.
Les parapluies s’ouvrent. L’averse dégringole et le groupe se débande.
On se dira au revoir par mail !

Jean-Christophe Defline


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